Terremoto Ecuador del 16 de abril 2016: Reconstrucción de comunidades rurales de Manabi

Canton Rocafuerte, Manabi, Ecuador
Financié le 23 / 08 / 2016
Cofinancé!
Accumulé
€ 5.443
Minimal
€ 5.000
Optimal
€ 68.500
26 Cofinanceurs
Pour € 10
Remerciement publique
Publication de nos remerciement sur notre page Facebook
> 03 Cofinanceurs
Pour € 20
Publication de la photo du donateur
En plus de ce qui précède, publication de la photo du donateur sur notre page. Avec 20 euros, nous pouvons acheter les semences pour le potager familial.
> 02 Cofinanceurs
Pour € 50
En plus de cequi précède, la publication de vos commentaires sur notre page
En plus du nom, de la photo, nous publierons les commentaires du donateur. Avec 50 €, nous pouvons donner 50 poussins à élever à la famille pour leur alimentation
> 09 Cofinanceurs
Pour € 100
Ce qui précède, plus l'élaboration d'une affiche avec les photos du donateur et de la famille bénéficiaire.
Nous réaliserons un montage avec la photo de la famille bénéficiaire et la photo de la famille donatrice. Avec 100€, nous pouvons acheter un cochon d'élevage pour une famille.
> 01 Cofinanceurs
Pour € 250
Ce qui précède, et la photo du donateur sur une affiche mosaique
Votre photo fera partie de la grande affiche mosaique de remerciement reprenant les photos des familles bénéficiaires et les actions menées. Avec 250 €, nous pouvons construir un pan de mur de la maison ou donner les outils et impléments pour le travail agricole.
> 00 Cofinanceurs

À propos du projet

Construction de maisons antisismique en matériaux écologiques locaux et réactivation de l'agriculture familiale
Infrastructure Minimal Optimal
Construction d'une maison
Valeur de la reconstruction d'une maison adaptée au milieu pour résister aux innondations et tremblement de terre.
€ 3.500
Matériel et semences pour réactiver l'activité agricole d'une communauté rurale du canton Portoviejo
Matériel de base donné aux familles pour qu'elles puissent réactiver l'agriculture: semences natives (non yíbrides), outils, micro-système d'irrigation, cochon, poussins, arbres fruitiers, engrais et entrants organiques
€ 1.500
Tche Minimal Optimal
Formation et mobilisation
Frais pour organiser les formations et le suivi (agro-écologie et élaboration des entrants organiques) ainsi que les formations en construction de maisons en bambous anti-sismique
€ 3.500
10 maisons pour 10 familles
Nous voulons offrir un maximum de maisons unifamiliales à un maximum de familles sinistrées par le tremblement de terre. La main d'oeuvre vient principalement de la famille.
€ 35.000
Matériel pour réparer les infraestructures collectives affectées par le tremblement de terre
Matériel pour réhabiliter les infrastructures productives associatives: silos, centres de stockage, moulins, etc.
€ 10.000
Matériel Minimal Optimal
Matériel et semences pour réactiver l'activité agricole de 10 familles rurales
Il s"agit de fournir le matériel de base: semences et entrants organiques aux familles d'une communauté pour qu'elles puissent avoir leur potager de légumes locaux et reproductibles (non hybrides)
€ 15.000
Total € 5.000 € 68.500
Indispensable
Optionnel

Informations générales

L'Union Provinciale des Organisations Paysannes de Manabí, la UPOCAM, a démarré ce projet pour la réactivation économique, la réhabilitation ou reconstruction des maisons des communautés rurales de Rocafuerte et de la vallée de la rivière de Portoviejo. La UPOCAM a donné la priorité dans les premiers jours après le séisme à l'aide humanitaire et aux besoins des habitants, doublement touchés dans cette semaine et a ensuite commencé un processus de diagnostic des familles touchées, qui nous a permis d’écrire ce projet.

Le tremblement de terre qui a eu lieu le 16 avril 2016 en Equateur a laissé les populations tant urbaines que rurales impuissantes, sans ressources ni moyens de subsistance. Dans les communautés paysannes rurales, certaines maisons ont résisté plus que d’autres au séisme, mais les dégâts sont importants et la résilience des communautés est faible, vu le manque de ressources pour reconstruire ce qu’ils ont perdu.

Au tremblement de terre, dans la région de Rocafuerte et de la vallée de la rivière de Portoviejo, s’ajoute l’impact de plusieurs mois de sécheresse suivis d’inondations qui ont entraîné des pertes énormes dans les récoltes dans cette région très agricole. Il est important de souligner que les constructions traditionnelles en bambou ont mieux résisté que celles en ciment, briques et bloques lesquelles se sont effondrées ou ont été endommagées.

La UPOCAM a identifié 500 familles dans la région rurale de Rocafuerte et de Portoviejo, communautés de Resbalón, Las Peñas, El Limón, Pueblito, El Frutillo, etc.. Copier le lien ci-dessous pour aller sur la carte de la région :
http://www.openstreetmap.org/node/249597163#Map=13/-0.9268/-80.4498

Le projet contemple une approche globale tenant compte des aspects culturels, sociaux, économiques et environnementaux, ainsi que l’appropriation du processus par les familles et les organisations rurales de la région. Il vise ainsi à développer l’autonomisation des familles, en leur donnant les outils et ressources matérielles nécessaires pour pouvoir se relever, en reconstruisant leur espace de vie d’une manière digne et en prévoyant des techniques durables pour satisfaire leurs besoins vitaux.

Le projet met l’accent sur :

(1) Construction de maisons à faible coût à l’aide de bambou (caña guadua) et autres matériaux alternatifs qui garantissent la qualité anti sismique et un environnement sain et écologique.

(2) L’achat de graines, de porcs, de poussins et d’outils, moyennant des techniques écologiques et durables, pour mettre en œuvre des potagers familiaux et des cultures diversifiées avec arbres fruitiers, cacao, banane, riz, etc.

Il est important de signaler que la UPOCAM a obtenu le soutien matériel de certaines municipalités des Andes et du Conseil Provincial de Manabí. Nous pouvons dire que, pour chaque Euro collecté lors de la campagne de GOTEO.ORG, les autorités locales apporteront l’équivalent en matériel.

Des bénévoles spécialisés en agro-écologie et construction avec la caña guadua sont les bienvenus.

Caractéristiques principales

Le projet contemple une approche globale tenant compte des aspects culturels, sociaux, économiques et environnementaux, ainsi que l’appropriation du processus par les organisations paysannes de Rocafuerte et la vallée de Portoviejo. Il vise ainsi à développer l’autonomisation des familles, en leur donnant les outils et ressources matérielles nécessaires pour pouvoir se relever, en reconstruisant leur espace de vie d’une manière digne et en prévoyant des techniques durables pour satisfaire leurs besoins vitaux.

Ce projet vise à l’échelle locale á concevoir et mettre en œuvre un nouveau modèle de gestion territorial, où l’habitat s’intègre dans son environnement naturel, s’adapte à lui au lieu de l’épuiser, et contribue à sa conservation.

Le projet met l’accent sur :

1) la construction de maisons à bas coût en bambou (canne guadua) et autres matériaux alternatifs locaux qui garantissent la qualité anti sismique et un environnement sain et écologique.

(2) des ateliers de formation en agro-écologie où les familles apprennent des techniques durables et écologiques pour la réalisation du compostage des déchets, le reboisement, la diversification de la production agricole, l’assainissement des sols et la reproduction des semences autochtones. Les déchets organiques seront utilisés à la fois pour la fabrication d’engrais pour les cultures familiales ou pour nourrir les petits animaux de la ferme.

(3) la mise en place de potagers agro-écologiques et de l’élevage de petits animaux qui permettront aux familles d’améliorer leur état nutritionnel et de diminuer leur dépendance envers les commerçants et l’aide humanitaire ou solidaire ce qui les encouragera en tant qu’agriculteurs à soutenir la souveraineté alimentaire. L’excédent de production sera vendu au marché hebdomadaire afin d’améliorer le revenu de la famille.

Les fonds collectés seront entièrement destinés à ces 3 objectifs du projet pour développer, à Rocafuerte et dans la vallée de Portoviejo, un nouveau modèle de développement local durable et avec la participation des hommes et des femmes des communautés paysannes.

Pourquoi est-ce important

Le tremblement de terre en Équateur a eu lieu le 16 avril 2016, à 18:58 heure locale, avec son épicentre entre Pedernales et Cojimies de la province de Manabi, et d’une magnitude de 7,8 Mw sur l’échelle de Richter. C’est le plus fort tremblement de terre ressenti dans le pays depuis le tremblement de terre de Colombie, en 1979 et le plus mortelle depuis 1987. Il y a eu plus de 1700 répliques. Et le 18 mai, un autre séisme de magnitude 6,8 a eu lieu dans la même zone.

Les chiffres publiés le 19 mai indiquent que le tremblement de terre du 16 avril a fait 663 morts, 9 disparus, 6274 blessés, 7 319 familles sans abris ce qui représente 28 775 personnes sinistrées.

Les populations tant urbaines que rurales ont perdu leurs maisons et leurs biens, elles se retrouvent en situation difficile, sans ressources ni moyens de subsistance. Beaucoup de routes ont été touchées, ce qui complique l’accès à certaines villes (Jama, Pedernales) et communautés pour acheminer l’aide humanitaire.

Une bonne partie des familles paysannes pour la plupart des provinces de la côte équatorienne souffraient déjà des aléas de la nature, et leurs moyens de subsistance étaient déjà gravement menacés avant le tremblement de terre survenu dans la nuit du 16 avril. Le premier rapport reçu des dirigeants d’organisations paysannes de la région signale les dégâts causés aux habitations, qui sont en majorité de construction mixte (brique - bois, bambou, ciment), et qui selon les enquêtés se sont pratiquement effondrées provocant la perte des meubles, appareils électrodomestiques, et vivres. L’Infrastructure routières, l’eau, l’électricité et les communications ont été sérieusement touchées dans les zones rurales, et dans de nombreux cas les infrastructures associatives de production telles que silos, entrepôts, ont également subi l’impact du tremblement de terre. Heureusement, on peut dire que les dégâts sont principalement matériels et faibles en vies humaines.

L’action du gouvernement ces jours-ci est orientée, à juste titre, aux centres d’accueil urbains. L’aide d’urgence est rare ou n’arrive pas dans de nombreuses communautés rurales dans la zone affectée de majeur impact, en raison du mauvais état des routes.

Comme d’habitude, en cas de catastrophe, la zone rurale éloignée est reléguée aux organisations paysannes - UPOCAM-Manabí, UOCAPEZA-Pedernales, UONCRE-Quininde- lesquelles prennent l’initiative de s’organiser pour entreprendre la reconstruction de leurs moyens d’existance et lancent donc un appel à la solidarité nationale et internationale pour une aide humanitaire émergente (nourriture, eau, médicaments) auprès des organismes compétents, mais en même temps demandent le soutien financier et de volontaires pour entreprendre la reconstruction des formes de subsistance paysanne. Cet appel vise la reconstruction.

Objectifs de la campagne de crowdfunding

Les fonds récoltés seront entièrement envoyés à la UPOCAM afin qu’elle puisse remplir sa mission de reconstruction et de réactivation de l’agriculture à Rocafuerte et dans la vallée de Portoviejo comme un nouveau modèle de développement local durable et avec la participation des hommes et des femmes des communautés.

La première ronde de collecte doit permettre d'aider au moins une famille, pendant la seconde ronde de la campagne, nous voulons pouvoir pouvoir aider un maximum de familles.

Expérience antérieure et équipe

L’Union provinciale des organisations paysannes de Manabí (UPOCAM) possède plus de 15 ans d’expérience dans l’exécution et la mise en œuvre de projets sociaux qui ont permis de bénéficier à de nombreuses familles de Manabí : dans le domaine de l’éducation, avec le collège paysan UNITE EDUCATIVE NUESTRA TIERRA - UNTI, la SANTE communautaire préventive et curative, la radio communautaire RADIO ALFARO 96.1 de Jipijapa, la PRODUCTION AGRICOLE avec l’amélioration des systèmes d’irrigation et la production familiale agro-écologique, la COMMERCIALISATION de riz et de maïs, et le tourisme communautaire développé dans le canton de Jipijapa.

La UPOCAM a été la première organisation paysanne qui a signé un accord avec l’État pour l’alphabétisation du secteur rural avec la méthode cubaine "YO SI PUEDO", qui a ensuite été assumé par les gouvernements autonomes de la même province et d’autres provinces. La UPOCAM a créé une école paysanne UNTI qui a permis l’obtention de diplômes secondaires pour les leaders paysan(e)s), leurs ses filles/fils et leur accès à la professionnalisation dans les universités équatoriennes ou par le biais de bourses d’études dans les universités de Cuba et du Venezuela.

La UPOCAM dispose d’un département administratif équipé avec du matériel informatique pour réaliser le suivi comptable du projet ainsi que de dirigeants paysans disponibles pour le travail d’appui et le suivi dans les communautés. On comptera sur le soutien des universités et des professionnels pour la formation technique et la construction des maisons.

Engagement social